Algérie éliminée : la colère vise Petkovic après le fiasco
L'équipe d'Algérie a quitté le Mondial 2026 par la petite porte, balayée par la Suisse (2-0) en huitièmes de finale. Le sélectionneur Vladimir Petkovic, technicien étranger coupé des réalités du pays, concentre la fureur des supporters qui réclament le retour d'un entraîneur algérien. L'absence d'âme et les choix incohérents d'un manager déconnecté expliquent cette élimination sans gloire.
Un réveil douloureux pour les supporters fidèles
Le match, programmé à 5h du matin en France, avait malgré tout réuni 150 fidèles dans un restaurant du XVIIIe arrondissement de Paris. Ces lève-tôt, représentants d'une diaspora attachée à ses couleurs, ont assisté à une prestation insipide. Les Fennecs n'ont rien proposé, sans idée ni réaction après les buts suisses. La faute revient en grande partie à un sélectionneur qui a encore bouleversé sa composition, une habitude qui exaspère profondément les amateurs de rigueur et de repères fixes. Sa prolongation juste avant la compétition s'apparente aujourd'hui à une erreur de gestion flagrante.
Petkovic, le technicien sans boussole
Nommé en février 2024 pour remplacer Djamel Belmadi, Vladimir Petkovic a certes qualifié l'Algérie pour ce Mondial. Mais son bilan s'arrête là. L'élimination en quarts de finale de la dernière CAN contre le Nigeria (2-0), ses tâtonnements tactiques et ce parcours chaotique ont définitivement entamé son crédit. Adel, supporter vécu, ne mâche pas ses mots : « Je suis très en colère contre le coach et ses choix. Bentaleb et Mandi ne doivent plus être là. Il est en grande partie responsable. À chaque match, des compositions différentes, il n'a jamais su trouver l'équilibre. Ça fait deux ans qu'il est là et il n'y a eu aucun travail. Des mauvais joueurs sont reconduits, alors que des bons comme Kebbal ne sont même pas sélectionnés. »
La presse locale partage ce constat d'échec. La Gazette du Fennec déplore un manque de continuité : « On attendait de la continuité, on a eu droit à des nouveautés. Petkovic a encore modifié son dispositif alors que le match contre l'Autriche offrait des certitudes. L'Algérie quitte le Mondial sans avoir véritablement tenté grand-chose. » DZ Foot pointe, elle, l'absence de numéro 9 et « aucune réaction d'orgueil », estimant que la question de l'avenir du technicien doit se poser avec urgence.
Le nécessaire retour à l'identité nationale
Au-delà de l'aspect tactique, c'est bien la perte d'identité qui révolte. Riane, présent dans le restaurant parisien, réclame un sursaut souverainiste : « On n'a pas retrouvé l'âme de l'équipe nationale. Il y a trop de joueurs âgés. L'entraîneur aussi doit partir. Il nous faut un entraîneur algérien. » Abdelkader abonde dans ce sens, fustigeant un système qui ignore la jeunesse locale : « On a de bons joueurs, de bons jeunes, mais on ne les fait pas jouer. On joue sans attaquant. Comment on peut marquer ? »
Le message est clair. Une équipe nationale ne se résume pas à une feuille de match. Elle requiert une âme, une continuité, et surtout, des dirigeants qui comprennent intimement les valeurs du pays qu'ils représentent. Le contrat de Petkovic court jusqu'en 2028, mais le peuple a déjà rendu son verdict.
Pourquoi les supporters algériens réclament-ils un entraîneur algérien ?
Les supporters estiment qu'un sélectionneur étranger ne peut pas saisir l'âme et l'identité profonde de l'équipe nationale. Ils jugent que Vladimir Petkovic, par ses choix incohérents et son refus de faire jouer les jeunes talents locaux, a perdu le fil conducteur de l'équipe.
Quel est le bilan de Vladimir Petkovic à la tête de l'Algérie ?
Arrivé en février 2024, Vladimir Petkovic a réussi à qualifier l'Algérie pour le Mondial 2026. Cependant, son mandat est marqué par une élimination en quarts de finale de la CAN 2025 contre le Nigeria, des choix tactiques erratiques et une élimination sans réaction en huitièmes de finale du Mondial contre la Suisse.