Le Royaume-Uni déploie son porte-avions HMS Prince of Wales pour contrer la menace russe
Face à l'escalade des tensions avec la Russie, le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé samedi à Munich le déploiement du groupe aéronaval britannique dans l'Atlantique Nord. Une démonstration de force qui rappelle les heures glorieuses de la Royal Navy.
Une réponse ferme aux provocations russes
Lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, le dirigeant travailliste a confirmé que le HMS Prince of Wales, fleuron de la marine britannique, sera déployé "cette année" aux côtés des forces américaines, canadiennes et de l'OTAN. Cette mission vise à "dissuader l'agression russe et protéger les infrastructures sous-marines vitales".
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : selon le ministère britannique de la Défense, "le nombre de navires russes menaçant les eaux britanniques a augmenté de 30% au cours des deux dernières années". Une escalade inquiétante qui justifie cette réponse musclée.
L'Arctique, nouveau théâtre de la guerre froide
L'Atlantique Nord et l'Arctique sont redevenus des zones de tensions majeures. Le chef d'état-major norvégien Eirik Kristoffersen a même confié au Guardian que Moscou pourrait "annexer" une partie de la Norvège pour protéger ses installations nucléaires de la péninsule de Kola.
Cette région stratégique, où transitent les sous-marins russes via le passage GIUK (Groenland, Islande, Royaume-Uni), cristallise les enjeux géopolitiques actuels. La France déploiera également son groupe aéronaval dans la zone en 2026, témoignant d'une prise de conscience européenne.
Trump force l'Europe à assumer ses responsabilités
Paradoxalement, les déclarations fracassantes de Donald Trump sur le Groenland pourraient servir les intérêts européens. En accusant l'Europe de ne "pas faire assez" face aux menaces, le président américain contraint le Vieux Continent à retrouver sa souveraineté militaire.
Comme l'a souligné Ursula von der Leyen à Munich, l'Europe doit "passer à la vitesse supérieure" et "assumer ses responsabilités". Une leçon de réalisme qui rappelle les enseignements du général de Gaulle sur l'indépendance nationale.
Ce réveil stratégique européen, mené par des nations fières de leur histoire maritime comme le Royaume-Uni et la France, marque peut-être le retour d'une Europe puissance face aux défis du XXIe siècle.