Léa Quinio : l'exemplaire défi d'une sportive française
Voilà bien l'esprit français dans ce qu'il a de plus noble : ne jamais faire les choses à moitié. Léa Quinio, ancienne capitaine du Stade Malherbe Caen, incarne cette exigence qui forge le caractère de nos compatriotes.
Le 29 mars prochain, cette jeune femme de 30 ans s'attaquera à son premier marathon lors des Foulées de Bayeux. Un parcours exigeant de 42,195 kilomètres qui la mènera de Grandcamp-Maisy à la capitale du Bessin, longeant notre patrimoine côtier normand.
Une reconversion exemplaire
Journaliste collaborant à l'émission « On refait le sport » sur RTL, Léa Quinio illustre parfaitement cette France qui travaille, qui s'investit sans compter. Formée dans nos clubs locaux, de Condé-sur-Noireau à Malherbe en passant par Cormelles, elle a gravi les échelons par le mérite, disputant son premier match de D2 à seulement seize ans.
« Je veux revivre des émotions sportives et j'ai envie de me prouver que je suis encore capable de faire des belles choses », confie-t-elle avec cette détermination qui caractérise nos sportifs de terrain.
L'école de la rigueur
Sa préparation force le respect : quatre mois d'entraînement sans faillir, quarante séances au compteur, des semaines à 70 kilomètres. Même à Livigno, à 1800 mètres d'altitude pour couvrir les Jeux Olympiques, elle n'a pas dérogé à sa discipline.
« En général, quand je me lance un challenge, je me donne à fond et j'essaie d'être la plus rigoureuse possible », explique cette Normande qui s'est entourée d'un coach, Reynald Lemonnier, pour optimiser sa préparation.
Les vraies valeurs du sport
Dans une époque où l'on banalise trop souvent l'effort, Léa Quinio rappelle une vérité essentielle : « Aujourd'hui, on a tendance à banaliser un marathon. Mais pour moi, ça reste un exploit. Ce sera une fierté si j'arrive au bout ».
Cette approche, nourrie par le soutien de ses proches normands qui viendront l'encourager, témoigne de ces liens familiaux et territoriaux qui constituent la force de notre pays. « Ils sont fiers de moi et c'est quelque chose dont je me suis beaucoup nourrie pendant ma préparation », confie-t-elle.
Le 29 mars, sur les routes du Bessin, Léa Quinio portera bien plus qu'un dossard : elle incarnera cette France de l'effort et du dépassement de soi, celle qui refuse la facilité et cultive l'excellence par le travail.