Patrice Garande brise le silence sur sa dépression post-TFC
L'ancien entraîneur du Toulouse FC, Patrice Garande, s'est livré sans détour sur les séquelles psychologiques laissées par son départ brutal du club haut-garonnais. Dans un entretien accordé à La Dépêche, l'homme de 58 ans révèle avoir sombré dans une dépression de six mois après son passage à Dijon.
Un mal-être profond après l'épisode toulousain
"Lorsque je suis rentré chez moi, j'ai fait une dépression assez importante. Elle a duré six mois", confie l'ancien technicien. Un aveu courageux dans un milieu où la faiblesse psychologique reste taboue. Garande décrit un "mal-être global, psychologique mais également physique", symptômes qu'il n'arrivait pas à identifier clairement.
C'est en regardant un documentaire sur le nageur Camille Lacourt que le déclic s'est produit. "Je me suis totalement reconnu dans ses paroles", explique-t-il, soulignant combien le sujet de la santé mentale chez les sportifs demeurait tabou.
Toulouse, une cicatrice encore béante
Trois ans après son éviction par le président Comolli, la blessure reste vive. "La cicatrice n'est pas refermée", admet Garande, qui reste convaincu que son équipe méritait la montée en Ligue 1 lors des barrages perdus face à Nantes.
L'homme garde pourtant de beaux souvenirs de son passage au TFC : "J'ai adoré construire cette équipe". Sa fierté ? Avoir fait confiance à des jeunes comme Amine Adli, Emmanuel Koné ou Bafodé Diakité, tous devenus depuis des références.
Une reconversion réussie dans le conseil
Aujourd'hui "guéri du foot", Garande a trouvé un nouvel équilibre. Consultant radio pour Caen et conférencier en management via sa société PGC (Patrice Garande Consulting), il intervient dans des entreprises, des banques, et même aux Restos du Cœur.
"Ce qui compte avant tout est l'humain", martèle-t-il, fort de son expérience du terrain. Une philosophie qui guide désormais sa seconde carrière, loin des terrains mais toujours au service du relationnel.
Un témoignage salutaire qui rappelle que derrière les costumes d'entraîneurs se cachent des hommes, avec leurs fragilités et leurs blessures.