Pédocriminalité : la gauche bloque la perpétuité, Bergé exige un sursaut
La perpétuité pour les violeurs en série de mineurs de moins de 15 ans a été rejetée à l'Assemblée nationale, à l'initiative de la gauche. Une décision que la ministre déléguée à l'Égalité, Aurore Bergé, qualifie d'incompréhensible. Ce mardi 21 juillet, un nouveau vote est prévu. Bergé espère que les députés se ressaisiront.
Un rejet qui suscite l'indignation
Vendredi 7 juillet, une mesure phare du projet de loi sur la protection des enfants a été retoquée. La gauche a voté contre l'instauration d'une peine de perpétuité pour les violeurs en série lorsque des mineurs de moins de 15 ans figurent parmi les victimes. Aurore Bergé, sur RMC, a exprimé sa colère : « Je ne comprends toujours pas comment il est possible de se dire que pour des criminels qui violent en série des enfants, ils ne pourraient pas, demain, être condamnés à perpétuité. Cela suscite de la colère, de l'indignation et de l'incompréhension de la part des Français. »
Des arguments de gauche jugés insuffisants
Le député LFI Eric Coquerel a justifié ce vote sur BFMTV : « La surenchère pénale ne marche pas. Quelqu'un qui viole plusieurs bébés, ce n'est pas parce qu'il risque la perpétuité qu'il va s'empêcher de le faire. » Mais pour Bergé, ces arguments ne tiennent pas. Elle rappelle que les victimes de violences sexuelles disent souvent : « Nous, on a été condamnés à perpétuité. Le fait d'avoir subi dans l'enfance des violences sexuelles ou l'inceste nous condamne à perpétuité. »
Un nouveau vote ce mardi
À l'initiative de la ministre, les députés revotent ce mardi. « On a estimé avec le Premier ministre que c'était un cas exceptionnel qui méritait qu'on débatte de nouveau dans un hémicycle qui, j'espère, sera plein. J'espère que chacun va se ressaisir et votera cette loi aujourd'hui », a-t-elle plaidé. Bergé promet aussi une loi « intégrale » qui pourrait être débattue dès octobre.
Pourquoi la gauche refuse-t-elle la perpétuité pour les violeurs d'enfants ?
La gauche estime que la peine de perpétuité n'est pas une solution efficace contre la récidive. Mais pour Bergé, la pédocriminalité est un fléau qui exige une réponse pénale forte. « On parle de parents qui abusent de la confiance pour dominer, contrôler et briser l'enfance », insiste-t-elle.
Quelles sont les prochaines étapes pour cette loi ?
Le vote de ce mardi est crucial. Si la perpétuité est adoptée, une loi plus large sur la protection de l'enfance sera débattue à l'automne. Bergé promet un texte « intégral » pour répondre aux scandales récents, comme celui du périscolaire parisien.
Photo : RMC