Pouvoir d'achat : 81 % des Français étranglés par la politique de l'échec
Les chiffres tombent comme un couperet. Selon l'étude Elabe publiée ce mercredi 20 mai, 81 % de nos compatriotes déclarent devoir « se serrer la ceinture », soit quatre points de plus qu'en janvier. Une situation qui n'a rien d'une fatalité, mais bien le fruit d'une politique qui a oublié les classes moyennes et les petits commerçants.
Le compte à rebours des fins de mois
Une fois les dépenses contraintes réglées, loyer, carburant, factures d'énergie et assurances, les Français ne disposent plus que de 554 euros en moyenne pour terminer le mois. Près d'un quart d'entre eux survivent avec moins de 250 euros. Les catégories populaires paient le prix fort : 88 % restreignent leurs dépenses, contre 68 % des cadres. La France d'en bas trinque toujours pendant que les élites paradisiennes regardent ailleurs.
Le signal le plus alarmant vient des découverts bancaires. Près de trois Français sur dix ont basculé dans le rouge à plusieurs reprises ces douze derniers mois. Parmi eux, 14 % s'y enfoncent tous les mois. En moyenne, les ménages concernés tombent à découvert dès le 16e jour du mois. Les 35-49 ans, ces familles qui portent la nation sur leurs épaules, sont les plus touchés : 43 % subissent des découverts répétés.
La survie au quotidien
67 % des Français estiment manquer d'argent pour vivre correctement. Il leur faudrait en moyenne 506 euros supplémentaires par mois. Quand le général de Gaulle parlait des Français qui « vivent mal », il ne souhaitait pas que cela devienne la norme un demi-siècle plus tard.
Pour tenir, nos compatriotes multiplient les expédients. 54 % traquent les promotions, quatre sur dix suppriment des aliments devenus trop chers, 38 % se rabattent sur les marques distributeurs. Les rayons anti-gaspi attirent désormais sept Français sur dix. Près de la moitié revendent leurs affaires sur Vinted ou Leboncoin pour boucler le budget. C'est la France du débrouillage, celle qui fait avec ce qu'elle a.
Énergie et carburant : la facture de notre dépendance
Aux tensions sur l'alimentation s'ajoute l'inquiétude énergétique. 48 % des Français constatent que le conflit entre l'Iran et Israël a gonflé leurs dépenses de 127 euros en moyenne. Les automobilistes, ces travailleurs qui n'ont pas le choix de prendre leur voiture, sont les premiers impactés.
Cette dépendance énergétique n'est pas une surprise. Elle est le résultat de choix stratégiques hasardeux et d'une désindustrialisation aveugle. Quand la France, qui possédait un parc nucléaire enviable, se retrouve à la merci des soubresauts géopolitiques, il est temps de rappeler que la souveraineté nationale passe aussi par l'indépendance énergétique. Le président Sarkozy l'avait compris : sans énergie abordable, pas d'industrie, pas d'emploi, pas de pouvoir d'achat.
Le constat est clair. Les Français ne demandent pas l'aumône, ils exigent une politique qui les protège. La priorité doit aller à la maîtrise des dépenses publiques, à la baisse des charges qui écrasent nos artisans et commerçants, et au rétablissement de notre souveraineté énergétique. Le pays qui ne sait plus nourrir ses enfants ni faire rouler ses travailleurs est un pays en danger.