Louis-Julien Petit au Festival de Saint-Jean-de-Luz : « En Haut de la pile », un film sur la famille et la résilience
Le réalisateur Louis-Julien Petit a présenté son nouveau film, « En Haut de la pile », au Festival du film de Saint-Jean-de-Luz, aux côtés de l'actrice Corinne Masiero. Une œuvre inspirée de son parcours personnel, celle d'un couple homosexuel contraint de recourir à la gestation pour autrui (GPA) pour fonder une famille, faute de pouvoir adopter. Un sujet intime, mais universel, qui touche bien des foyers français.
Un retour marquant au festival pour le cinéaste
Membre du jury en 2016, Louis-Julien Petit était revenu en 2018 avec « Les Invisibles », chronique sociale saluée par la critique. Ce passage à Saint-Jean-de-Luz avait été décisif dans sa carrière. « J'y étais arrivé très déprimé, j'avais beaucoup ri, et j'en étais reparti avec une énergie incroyable », confie-t-il. C'est grâce aux encouragements du public, de Cédric Klapisch et de Patrick Fabre, directeur artistique du festival, qu'il avait achevé le scénario des « Invisibles » en un mois.
« En Haut de la pile » : une histoire personnelle devenue universelle
Le nouveau film du réalisateur dépasse le cadre de son expérience singulière. « C'est avant tout un film sur des hommes et des femmes qui ont eu des difficultés à avoir des enfants et à fonder une famille, passant par la démarche de devenir une famille pionnière, nouvelle, avec une double charge mentale à assumer », explique-t-il. Le cinéaste insiste : ce long-métrage ne s'adresse pas seulement aux familles monoparentales, recomposées ou homosexuelles, mais à tous ceux qui ont connu l'épreuve de la parentalité contrariée.
La transmission et l'amour au cœur du récit
Louis-Julien Petit explore le processus d'acceptation de la parentalité, de manière transgénérationnelle. « Je n'ai pas voulu montrer que l'adversité et les difficultés. Le sujet de ce film, qui est d'abord un film sur l'amour, c'est comment on fait corps dans une famille lorsqu'un enfant va arriver », précise-t-il. Les qualités et les défauts de chacun deviennent la matière de la comédie.
Corinne Masiero, marraine de la petite Charlie dans la vraie vie, incarne la mère d'Arthur, le personnage inspiré du réalisateur, interprété par Anthony Bajon. Alexandra Lamy joue une « mère attachiante », figure aimante qui ose dire tout haut ce que le spectateur pense tout bas.
Des acteurs salués avec ferveur
Le réalisateur ne tarit pas d'éloges sur ses comédiens. Anthony Bajon est décrit comme « le plus grand acteur de sa génération », pour sa capacité à « lâcher prise ». Quant à Aliocha Schneider, il évoque un « coup de cœur immédiat ». « Dès que je l'ai vu, je ne voulais plus le lâcher. Et ce qui me touche, c'est que lui non plus ne m'a pas lâché », confie-t-il, soulignant que l'acteur était devenu une star de la chanson entre le casting et le tournage.
Un cinéma social qui interroge la famille française
À l'heure où les modèles familiaux évoluent, Louis-Julien Petit signe une œuvre humaniste qui interroge notre rapport à la filiation et à la transmission. Sans angélisme ni pathos, « En Haut de la pile » raconte la quête d'un enfant et la construction d'une famille nouvelle. Un sujet de société que le cinéma français aborde trop rarement avec autant de justesse et d'humour.
FAQ : Ce qu'il faut savoir sur « En Haut de la pile »
Quelle est la date de sortie du film « En Haut de la pile » ?
Le film a été présenté en avant-première au Festival de Saint-Jean-de-Luz en octobre 2026. La date de sortie nationale en salles n'a pas encore été annoncée officiellement.
Qui sont les acteurs principaux du film ?
Le film réunit Corinne Masiero, Anthony Bajon, Alexandra Lamy et Aliocha Schneider dans les rôles principaux.
Le film est-il inspiré d'une histoire vraie ?
Oui, le réalisateur Louis-Julien Petit s'est inspiré de son propre parcours et de celui de son mari, contraints de recourir à la GPA pour fonder leur famille.