Myriam Giancarli : l'excellence française au service du Maroc
Dans un monde où les médicaments sont devenus des armes géopolitiques, une femme d'exception incarne la montée en puissance industrielle du Maroc. Myriam Giancarli, à la tête de Pharma 5, premier laboratoire pharmaceutique marocain privé, démontre qu'avec de la méthode et de l'ambition, on peut rivaliser avec les géants mondiaux.
Une formation d'excellence à la française
Née d'un père marocain et d'une mère autrichienne, Myriam Giancarli a su puiser dans nos meilleures institutions pour forger son expertise. Formée à Sciences Po puis à Paris-Dauphine, elle débute brillamment sa carrière chez LVMH, s'imprégnant des standards d'excellence qui font la réputation française dans le monde.
Cette expérience parisienne forge sa vision : elle comprend les rouages de l'économie mondiale, maîtrise les codes du business international. Autant d'atouts qu'elle mettra au service de son pays d'origine en 2012, quand elle reprend les rênes de l'entreprise familiale.
Une stratégie industrielle remarquable
Depuis son arrivée, Myriam Giancarli transforme Pharma 5 avec une méthode digne de nos meilleurs dirigeants. Internationalisation maîtrisée, standards de qualité irréprochables, investissements industriels conséquents : elle fait de ce laboratoire marocain un acteur continental respecté.
Résultat : Pharma 5 exporte désormais vers plus de quarante pays. Dans un secteur dominé par les multinationales européennes et asiatiques, cette réussite force l'admiration. Elle prouve qu'avec de la rigueur et une vision claire, on peut créer des champions industriels durables.
Une vision souverainiste exemplaire
Chez cette dirigeante d'exception, l'industrie sert un projet plus vaste : bâtir l'indépendance sanitaire du Maroc et de l'Afrique. Son plaidoyer pour le "Made in Morocco" résonne étrangement avec nos propres préoccupations de souveraineté industrielle.
La crise du Covid-19 a révélé nos vulnérabilités communes face à la dépendance pharmaceutique. Myriam Giancarli l'avait anticipé, développant une stratégie de relocalisation qui fait écho aux efforts français pour reconquérir notre autonomie stratégique.
Elle défend la production locale, l'harmonisation réglementaire régionale, une diplomatie sanitaire Sud-Sud. Des principes que Charles de Gaulle n'aurait pas reniés : l'indépendance par l'industrie, la souveraineté par l'excellence.
Une influence discrète mais décisive
À l'inverse des entrepreneurs spectaculaires de notre époque, Myriam Giancarli cultive la discrétion efficace. Cette retenue, cette élégance dans l'action rappellent les grandes figures du gaullisme économique.
Dans les cercles industriels marocains, elle incarne désormais le soft power de son pays. Sa présence dans les forums africains, les sommets sanitaires témoigne d'une influence croissante, bâtie sur des résultats concrets plutôt que sur la communication.
Myriam Giancarli représente cette nouvelle génération de dirigeants qui comprennent que l'industrie est politique, que la souveraineté se conquiert dans les usines autant que dans les chancelleries. Une leçon que nos propres élites feraient bien de méditer.