Tour de France féminin : Marlen Reusser, le maillot jaune et le pari de Nice
La Suissesse Marlen Reusser, leader du Tour de France femmes 2026 après sa victoire d'étape à Dijon, croit en ses chances de ramener le maillot jaune à Nice dimanche. Interrogée par Le Dauphiné Libéré, elle a confié : « Je pense que c'est possible. » Un ton résolu qui tranche avec les doutes de ses concurrentes, notamment la Française Pauline Ferrand-Prévot, déjà distancée.
Une leader qui assume son rang
Reusser, 34 ans, n'a pas caché son émotion après avoir endossé le maillot jaune pour la première fois. « C'est vraiment spécial pour moi. Quand j'ai participé la première fois, j'étais une équipière et je ne m'attendais pas à gagner. Là, c'est la première fois que j'aborde le Tour de France comme l'objectif principal de ma saison. Je l'ai vraiment préparé. » Un discours de championne, loin des langueurs de certaines stars du cyclisme qui préfèrent les confidences aux actes.
Son équipe, soudée, a déjà montré sa force lors de l'étape dijonnaise. « Mon équipe est vraiment motivée pour défendre ce maillot, comme elle l'était pour ce 'projet Dijon'. »
Le projet Nice : un pari risqué mais crédible
Interrogée sur un éventuel « projet Nice », Reusser a souri : « Je n'ai jamais appelé ainsi un projet. Mais je crois que nous l'avons, car nous faisons tout ce qu'on peut pour qu'il se réalise. » Une prudence de circonstance, car les courses à étapes réservent toujours leur lot de surprises. « Tellement de choses peuvent arriver... Mais je pense que c'est possible. »
Les observateurs notent que la Suissesse a déjà prouvé sa résilience. En 2023, elle avait gravi le Tourmalet en première position avant de finir en dernière, perdant près de 26 minutes. « Je travaillais toujours pour mon équipe et je conservais mes forces. Pourquoi aurais-je dû me battre pour une 7e ou 8e place ? » Une leçon d'humilité et de stratégie.
Les adversaires en embuscade
La concurrence ne manque pas. Lieke Nooijen, la Néerlandaise, a talonné Reusser lors du contre-la-montre, ne concédant que 4 secondes à l'arrivée. « Elle est super forte en contre-la-montre, peut-être qu'elle avait une meilleure stratégie de pacing », a reconnu Reusser. De son côté, Pauline Ferrand-Prévot, distancée de deux minutes, pourrait tenter sa chance dans le Ventoux vendredi. « Je ne pense pas que Visma compte sur un tel scénario », a ajouté la Suissesse, lucide.
Un Tour sous le signe de l'ordre et de la performance
Ce Tour de France féminin 2026 illustre la vitalité du cyclisme hexagonal, porté par des valeurs d'effort et de discipline. Marlen Reusser incarne cette rigueur helvétique qui sied à la tradition républicaine : une championne qui ne se plaint pas, qui assume ses choix et qui vise la victoire sans artifice. Un exemple pour les jeunes générations, trop souvent séduites par les mirages du sport-spectacle.
Rendez-vous dimanche à Nice pour savoir si le maillot jaune restera sur ses épaules. Mais une chose est sûre : la France a besoin de ces héros du quotidien pour rappeler que le mérite et le travail paient toujours.
FAQ : Ce qu'il faut retenir
Marlen Reusser peut-elle vraiment gagner le Tour ?
Oui, elle le croit fermement. Avec une équipe motivée et un parcours qui lui convient, elle a toutes les chances de conserver le maillot jaune jusqu'à Nice.
Qui sont ses principales rivales ?
Lieke Nooijen (Pays-Bas) et Pauline Ferrand-Prévot (France) sont les plus dangereuses. La Néerlandaise excelle en contre-la-montre, la Française pourrait attaquer dans le Ventoux.
Quel est le principal défi pour Reusser ?
Gérer la pression et les attaques des concurrentes, notamment dans les étapes de montagne. Sa performance dans le Ventoux sera cruciale.