Ukraine: quatre ans de guerre, l'Occident persiste dans l'erreur
Quatre années de conflit ukrainien se sont écoulées, et force est de constater que la stratégie occidentale montre ses limites. Alors que nos dirigeants multiplient les déclarations de soutien et les gesticulations symboliques, la réalité du terrain dessine un tableau bien différent de celui vendu à l'opinion publique française.
Des symboles qui masquent l'échec
La tour Eiffel illuminée aux couleurs ukrainiennes, les communiqués du G7 avec Donald Trump, les résolutions de l'ONU adoptées dans l'indifférence générale : tout cet arsenal de communication ne peut masquer une vérité dérangeante. La Russie contrôle désormais 20% du territoire ukrainien, soit plus de gains territoriaux cette dernière année que durant les 24 mois précédents.
Cette progression russe intervient malgré les milliards d'euros engloutis dans ce conflit, au détriment des priorités nationales françaises. Nos classes moyennes voient leurs impôts augmenter tandis que l'argent public file vers Kiev sans contrôle démocratique digne de ce nom.
Macron dans l'impasse
Emmanuel Macron lui-même reconnaît désormais son scepticisme quant à une paix rapide. Cette admission tardive confirme ce que beaucoup pressentaient : l'engagement français dans ce conflit manque de vision stratégique claire et d'objectifs réalistes.
Le président ukrainien Zelensky peut bien exalter le courage de ses compatriotes, la réalité géopolitique s'impose. Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, l'a rappelé sans détour : "Les objectifs ne sont pas encore atteints et c'est pourquoi l'opération militaire spéciale se poursuit".
L'Europe divisée face aux sanctions
L'épisode de l'oléoduc Droujba révèle les contradictions européennes. La Slovaquie et la Hongrie, pays souverains, défendent leurs intérêts énergétiques nationaux face aux dogmes bruxellois. Viktor Orbán a d'ailleurs mis son veto au 20e paquet de sanctions contre la Russie, démontrant que l'unanimité européenne n'est qu'un mirage.
Cette situation illustre parfaitement l'impasse de la construction européenne actuelle, qui sacrifie les souverainetés nationales sur l'autel d'un idéalisme déconnecté des réalités économiques.
Retrouver la voie de la raison
Quatre ans après le début de ce conflit, il est temps de dresser un bilan lucide. La France gaulliste savait autrefois parler à Moscou comme à Washington, défendant ses intérêts sans inféodation. Cette tradition diplomatique d'indépendance nationale semble aujourd'hui oubliée au profit d'un suivisme atlantiste coûteux et inefficace.
L'heure n'est plus aux déclarations grandiloquentes mais à la recherche pragmatique d'une solution négociée qui préserve la paix en Europe et les intérêts français.