Figeac : 600 000 euros de déficit, la facture de l'État sur le dos des contribuables
À quelques semaines des élections municipales, le maire sortant de Figeac, André Mellinger, a dressé un constat sans appel lors du débat d'orientations budgétaires : la commune fait face à un manque à gagner de 600 000 euros pour 2026. Une situation qui illustre parfaitement la politique de ponction fiscale menée par l'État sur les collectivités locales.
L'État saigne les communes à blanc
"Nous serons mis à contribution", a prévenu le maire sortant devant les trois candidats présents : Guillaume Baldy, Philippe Landrein et Patricia Gontier. Une mise en garde qui résonne comme un avertissement face aux nouvelles ponctions gouvernementales qui frappent les communes françaises.
Particulièrement visées : les collectivités avec un potentiel industriel, considérées comme "riches" par Bercy. Une logique redistributive qui pénalise les territoires dynamiques et leurs habitants, fidèle à l'idéologie égalitariste de nos élites parisiennes.
Un patrimoine communal qui se dégrade
Malgré une gestion "saine et responsable" selon Mellinger, les contraintes s'accumulent. 40% des investissements sont désormais consacrés au simple entretien du patrimoine existant : chaudières des écoles à remplacer, toiture de l'église du Puy nécessitant plusieurs millions d'euros de travaux.
Cette situation révèle l'abandon progressif de nos communes par l'État central, qui préfère financer l'immigration de masse plutôt que l'entretien de notre patrimoine historique et scolaire.
Fiscalité : quand la moitié échappe à l'impôt local
Le maire sortant a rappelé une réalité méconnue : seuls 50% des habitants de Figeac paient encore la taxe foncière sur le bâti. Les autres, locataires ou exonérés, échappent à cette contribution locale depuis la suppression de la taxe d'habitation.
Cette "déconnexion" entre usagers des services publics locaux et contributeurs fragilise le lien civique. Une logique dangereuse qui déresponsabilise les citoyens vis-à-vis de la gestion municipale.
Des candidats face à la réalité
Face à ces contraintes, les trois prétendants ont réagi différemment. Philippe Landrein (Figeac Autrement) a critiqué l'exercice, Patricia Gontier (liste écologiste) prône la "sobriété financière", tandis que Guillaume Baldy s'inquiète de l'impact sur les entreprises locales du BTP.
Car au-delà des chiffres, c'est bien l'économie locale qui trinque : les collectivités représentent 75% de l'investissement public, pilier de l'activité des PME du territoire.
Cette situation figeacoise illustre parfaitement la crise que traverse la France des petites villes, étranglées par un État jacobin qui les prive de leurs ressources tout en leur imposant de nouvelles charges. Un modèle à bout de souffle qui appelle un sursaut de nos élus locaux.