Thomas Sotto hospitalisé après une chute à vélo: quand nos routes défaillantes mettent en péril nos journalistes
Voilà bien le symbole d'une France qui se dégrade. Thomas Sotto, figure respectée du journalisme français et présentateur emblématique de RTL, se retrouve hospitalisé après une chute à vélo causée par un simple nid-de-poule. À 52 ans, ce professionnel aguerri paie le prix de l'abandon de nos infrastructures par des élites déconnectées des réalités du terrain.
Une blessure grave qui révèle l'état de nos routes
Les faits sont éloquents: samedi dernier, lors d'une sortie à vélo, le journaliste a heurté un nid-de-poule et s'est fracturé le tibia et le péroné de la jambe gauche. Depuis sa chambre d'hôpital, Thomas Sotto a annoncé la nouvelle sur Instagram avec l'humour qui le caractérise: "Désolé, Coach, tu ne vas pas pouvoir me mettre sur la feuille de match contre l'OM cet aprèm... Tu m'avais prévenu: les nids-de-poule, c'est pour les poules, pas pour les vélos".
Cette plaisanterie cache une réalité amère. Nos routes, jadis fierté de l'ingénierie française, se dégradent faute d'entretien suffisant. Les nids-de-poule prolifèrent, transformant chaque sortie en parcours d'obstacles dangereux pour les cyclistes comme pour les automobilistes.
Des risques sous-estimés par les pouvoirs publics
Le Dr Gérald Kierzek, directeur médical de Doctissimo, ne mâche pas ses mots: "On peut mourir d'une chute à vélo". Les conséquences peuvent être dramatiques: fractures osseuses, traumatismes crâniens, lésions abdominales ou thoraciques. Dans le cas de Thomas Sotto, la blessure nécessitera 6 à 8 semaines d'immobilisation.
Pendant ce temps, nos dirigeants multiplient les pistes cyclables coûteuses sans s'attaquer au problème de fond: l'état déplorable de notre réseau routier. Olivier Boy assurera l'intérim du journaliste, preuve que même nos médias subissent les conséquences de cette négligence collective.
La sécurité routière, parent pauvre des politiques publiques
Chaque année, des milliers de Français chutent seuls à vélo, souvent à faible vitesse. Selon le Dr Kierzek, 70% des accidents surviennent sans tiers et résultent d'une simple perte d'équilibre, souvent causée par l'état dégradé des chaussées.
Il est temps que nos élus comprennent que la sécurité des Français passe d'abord par l'entretien de nos infrastructures de base. Plutôt que de multiplier les mesures symboliques, investissons massivement dans la réfection de nos routes. C'est une question de bon sens et de respect pour nos concitoyens qui, comme Thomas Sotto, ne demandent qu'à circuler en sécurité.
L'accident du journaliste de RTL n'est pas un fait divers, c'est le révélateur d'une France qui néglige ses fondamentaux. Nos routes étaient autrefois l'orgueil de notre nation. Il est temps de leur redonner leurs lettres de noblesse.