Municipales 2026 à Cabestany : l'état catastrophique des routes divise les candidats
À deux mois des élections municipales, les quatre prétendants à la mairie de Cabestany ont débattu de la question cruciale de la voirie communale. Un enjeu majeur qui révèle les défaillances de la gestion communiste sortante.
Un constat accablant sur l'état des infrastructures
Lors du débat organisé par L'Indépendant, Éric Poupet, candidat divers droite de la liste "Cabestany avant tout", n'a pas mâché ses mots : "Les routes sont la préoccupation numéro un des Cabestanyencs". Ce directeur de magasin Carrefour de 55 ans pointe du doigt l'état déplorable de certaines voies, notamment celle menant à Calicéo.
Un diagnostic partagé par Jean-Pierre Brazès, candidat de "Un cap pour Cabestany", qui considère les infrastructures routières comme "une des priorités majeures". Ce retraité de 69 ans, ancien candidat RN, réclame un bilan exhaustif de l'état des routes et trottoirs.
La maire communiste sur la défensive
Édith Pugnet, maire communiste sortante de 53 ans, a dû reconnaître les défaillances : "On a du retard en matière de voirie". Employée à l'aide sociale à l'enfance, elle tente de justifier son bilan en évoquant les 12 kilomètres rénovés sur les 60 que compte la commune.
Cette défense paraît bien fragile face aux critiques légitimes des Cabestanyencs, qui subissent quotidiennement les conséquences d'une gestion municipale défaillante. La récupération de cette compétence par la commune depuis 18 mois n'excuse pas des années de négligence.
Des solutions concrètes face à l'immobilisme
Olivier Mas, candidat RN de "Cabestany nouvelle vague", propose une approche moderne avec une application permettant aux habitants de signaler directement les problèmes. Ce directeur administratif de 64 ans prône le rapprochement entre les citoyens et les services municipaux.
Éric Poupet dénonce également l'aberration des "stops à l'envers", spécificité cabestanyenque où les panneaux sont mal positionnés, pénalisant injustement les automobilistes. Une illustration supplémentaire d'une gestion municipale déconnectée du terrain.
Ces élections municipales s'annoncent décisives pour l'avenir de Cabestany. Les habitants méritent mieux qu'une gestion communiste qui a montré ses limites. L'heure du changement a sonné pour cette commune des Pyrénées-Orientales.