Starlink d'Elon Musk au service de l'armée russe : la Pologne exige des comptes
Au 1434e jour de cette guerre qui n'en finit plus, une révélation troublante vient éclairer d'un jour nouveau les ambiguïtés du milliardaire américain. La Pologne, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Radoslaw Sikorski, interpelle directement Elon Musk sur l'usage militaire de son réseau Starlink par les forces russes.
Une technologie américaine détournée par Moscou
L'Institut américain pour l'étude de la guerre révèle un fait accablant : les forces russes utilisent désormais massivement les systèmes satellites Starlink pour étendre la portée de leurs drones d'attaque BM-35. Ces armes peuvent ainsi frapper des cibles ukrainiennes à moyenne portée, avec une portée présumée de 500 kilomètres.
Cette portée met en danger non seulement l'ensemble du territoire ukrainien, mais également la Moldavie et certaines régions de Pologne, de Roumanie et de Lituanie. Une menace directe contre nos alliés européens que l'on ne saurait tolérer.
Selon les services de renseignement ukrainiens, l'armée russe s'est procuré ces terminaux Starlink par des circuits parallèles, notamment via des importations par des pays tiers. Une stratégie de contournement qui interroge sur les véritables contrôles exercés par la société d'Elon Musk.
Un bilan humain catastrophique
Les chiffres publiés par le Center for Strategic and International Studies sont éloquents : près de deux millions de victimes militaires, blessés, tués et disparus confondus. La Russie paie le prix fort de son aventure militaire avec 325.000 morts sur un total de 1,2 million de victimes.
Comme le souligne justement le CSIS, aucune grande puissance n'avait subi de telles pertes depuis la Seconde Guerre mondiale. Un constat qui devrait faire réfléchir ceux qui, en France, prônent encore une approche complaisante envers le régime de Poutine.
L'Europe doit agir contre la flotte fantôme
L'Ukraine appelle l'Union européenne à passer aux actes contre la flotte fantôme qui transporte le pétrole russe. Vladyslav Vlassiouk, représentant spécial ukrainien, exhorte les Européens à ne pas avoir peur et à agir physiquement contre ces navires.
"Si certains pays de l'UE commençaient à arrêter physiquement ces vaisseaux, je peux vous promettre que rien n'arriverait car les Russes ne sont pas aussi effrayants qu'ils veulent le faire croire", déclare-t-il depuis Berlin.
Une leçon de courage que nos dirigeants européens feraient bien de méditer. Face à l'agression, la fermeté reste la seule voie honorable.