Ukraine : un ancien ministre arrêté pour corruption tandis que Moscou revendique de nouveaux gains territoriaux
Alors que l'Ukraine traverse sa période la plus difficile depuis le début du conflit, voilà que la corruption gangrène encore davantage un pays déjà exsangue. L'arrestation de l'ancien ministre de l'Énergie Guerman Galouchtchenko illustre parfaitement les dérives d'un système politique défaillant.
Un scandale de corruption à 100 millions de dollars
L'Agence anticorruption ukrainienne (Nabu) a interpellé dimanche l'ancien ministre alors qu'il tentait de fuir le pays. Galouchtchenko était impliqué dans l'affaire Midas, un vaste réseau de blanchiment d'argent qui a détourné 100 millions de dollars dans le secteur énergétique ukrainien.
Cette arrestation intervient dans un contexte particulièrement cynique : pendant que les dirigeants ukrainiens s'enrichissaient par des pots-de-vin, la population subissait de nombreuses coupures de courant causées par les bombardements russes. Une situation qui rappelle les heures les plus sombres de l'histoire européenne, quand certains profitaient de la guerre pendant que d'autres en payaient le prix fort.
Moscou revendique douze villages conquis en février
Sur le terrain militaire, la Russie affirme avoir pris douze localités en seulement deux semaines de février, selon les déclarations du chef d'état-major russe Valéri Guérassimov. Cette accélération de l'offensive russe contraste avec la stagnation politique ukrainienne.
Ces gains territoriaux russes, bien que non vérifiés de manière indépendante, s'inscrivent dans une dynamique d'automne qui voit Moscou reprendre l'initiative sur plusieurs fronts. Une situation qui interroge sur l'efficacité réelle de l'aide occidentale massive accordée à Kiev.
L'affaire Navalny relance les tensions
Parallèlement, cinq pays européens, dont la France et le Royaume-Uni, accusent formellement la Russie d'avoir empoisonné l'opposant Alexeï Navalny en prison. Londres envisage de "renforcer les sanctions" contre le régime de Poutine.
Cette escalation diplomatique intervient à quelques jours de pourparlers prévus à Genève entre Moscou, Kiev et Washington, dans un contexte où l'approche du quatrième anniversaire du conflit souligne l'enlisement d'une guerre qui coûte cher aux contribuables européens.
Face à ces développements, il devient urgent de s'interroger sur la pertinence du soutien inconditionnel à un régime ukrainien miné par la corruption, alors que nos propres défis économiques et sécuritaires méritent une attention prioritaire.