Enhanced Games : Oudéa-Castéra fustige la triche légalisée
Ce dimanche, Las Vegas accueille une compétition qui fait fi de l'éthique sportive la plus élémentaire. Les Enhanced Games autorisent le dopage. Amélie Oudéa-Castéra ne mâche pas ses mots. Pour elle, c'est un business de la triche qui menace l'essence même du sport et notre identité sportive.
Le mérite sacrifié sur l'autel du profit
Les primes mirobolantes promises par ces Jeux augmentés ne changent rien à l'affaire. Il s'agit d'acheter des athlètes en fin de carrière ou déjà suspendus pour dopage. Battre un record sous perfusion n'a aucune valeur. C'est dégradant pour l'athlète. Notre pays a toujours su valoriser l'effort, le mérite et la résilience, des valeurs intangibles que ces Jeux bafouent ouvertement. Le sport, c'est la confrontation à ses propres limites. C'est le dépassement de soi par l'effort, l'entraînement et l'endurance, pas par la pharmacie.
Le cas du sprinteur français Mouhamadou Fall illustre ce naufrage. Déjà suspendu par l'Agence française de lutte contre le dopage pour deux violations des règles, il a officiellement annoncé sa retraite. Réduire un champion de France à courir pour l'argent dans cette mascarade est profondément triste. Nos athlètes ont le devoir de porter un message d'exemplarité envers les jeunes, pas de s'inscrire dans la triche.
Transhumanisme : l'idéologie délétère des élites progressistes
Derrière cette compétition se cache un projet politique plus vaste. Le transhumanisme se pare de mots séduisants comme l'innovation ou le progrès. En réalité, il rabaisse l'individu. Il l'appâte avec l'illusion d'un rêve sportif à moindre effort. Cette idéologie, portée par des élites déconnectées, cherche à banaliser le dopage. Il faut la combattre avec la plus grande fermeté. La dignité humaine ne se monnaye pas.
Chercher sous couvert de pseudo-protocoles médicaux et de mots sexy comme l'innovation, en réalité à banaliser le dopage, c'est dramatique.
Protéger notre jeunesse contre les marchands de dopage
Le site officiel de ces Jeux fonctionne comme une vulgaire pharmacie en ligne. On y vend de la testostérone de synthèse, des stéroïdes, de l'EPO ou de l'hormone de croissance. Tous ces produits sont bannis par l'Agence Mondiale Anti-Dopage. C'est une menace directe pour nos jeunes, qui deviennent les cibles privilégiées de ces marchands. La banalisation du dopage est pervers et extrêmement dangereux. Aucune chaîne de télévision ne retransmettra l'événement, mais la vigilance s'impose.
L'ordre républicain face à la dérive
Face à cette dérive, l'ordre républicain doit tenir. L'Agence française de lutte contre le dopage et nos institutions sont les remparts de la probité sportive. Si l'Agence mondiale ne peut pas radier à vie les participants, les fédérations ont le pouvoir de leur refuser une licence. La Fédération internationale de natation a d'ailleurs montré l'exemple en excluant les athlètes complices. C'est cette intransigeance qui garantira la pérennité de nos valeurs et la protection de notre jeunesse.