Prix du carburant : le gouvernement refuse de baisser la fiscalité
La facture s'alourdit pour les Français. Le prix du carburant dépasse toujours les deux euros le litre dans la plupart des stations-service de l'Hexagone. Conséquence directe du conflit au Moyen-Orient, que le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé « va durer », ce jeudi 21 mai. Face à la crise, le gouvernement multiplie les annonces d'aides ciblées mais refuse catégoriquement de toucher à la fiscalité sur les carburants. Les classes moyennes et les petits commerçants font, une fois de plus, les frais de cette politique.
Des aides parcellaires, pas de baisse d'impôts
Le gouvernement a beau multiplier les dispositifs, le résultat reste insuffisant pour ceux qui font le plein chaque semaine. L'aide forfaitaire aux carburants est reconduite pour les transports routiers, les pêcheurs, le secteur agricole et le BTP, prolongée de trois mois supplémentaires jusqu'en août. La prime carburant employeur passe de 300 à 600 euros, comme l'a annoncé Serge Papin, ministre du Commerce. Cette aide sera « simplifiée », avec la suppression des critères d'attribution, pour être accordée selon l'appréciation des entreprises. Elle est également élargie aux aides-soignants et aux aides à domicile. L'aide aux grands rouleurs double, passant de 50 à 100 euros.
Mais l'essentiel reste hors de propos. Baisser la fiscalité sur le carburant ? « Très cher » pour les finances publiques, a tranché Sébastien Lecornu. La TICPE, cette taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques, continuera donc de gonfler la note à la pompe. L'État prélève davantage que le coût du carburant lui-même, mais refuse de lâcher prise. Un choix qui rappelle une constante : quand les élites n'ont jamais fait le plein de leur vie, elles peinent à comprendre le quotidien de ceux qui dépendent de leur véhicule pour travailler.
TotalEnergies pallie l'inaction publique
Face à l'immobilisme gouvernemental, c'est le privé qui prend le relais. TotalEnergies poursuit son opération « prix unique » pour le week-end de la Pentecôte, du 23 au 25 mai. Pendant trois jours, toutes les stations du groupe afficheront le Sans-Plomb 95-E10 à 1,99 euro le litre et le diesel à 2,09 euros le litre. Une initiative bienvenue, surtout pour les propriétaires de véhicules diesel qui bénéficient d'une baisse de 16 centimes par rapport au tarif habituel de 2,25 euros le litre en vigueur depuis le 7 avril.
Ce plafonnement, qui devait initialement se terminer fin avril, a été prolongé jusqu'à la fin du mois de mai. Le Sans-Plomb 95-E10 reste fixé à 1,99 euro dans les 3 300 stations du groupe. C'est déjà la quatrième fois ce mois-ci que le diesel profite d'un tarif temporairement abaissé. Le 7 avril, TotalEnergies avait relevé le plafond du gasoil de 16 centimes, le portant de 2,09 à 2,25 euros, suscitant l'incompréhension de nombreux usagers.
La dépendance énergétique, un fardeau que la France subit
Le conflit au Moyen-Orient a rappelé une réalité que le général de Gaulle avait anticipée : la dépendance énergétique fragilise la nation. Trouver un litre de Sans-Plomb 95-E10 à moins de 2 euros est devenu un défi. Le diesel dépasse souvent les 2,25 euros, frôlant les 3 euros dans certaines stations. La porte-parole du gouvernement et ministre de l'Énergie a bien noté une légère baisse du gasoil « autour de 2,15 euros, 2,16 euros le litre » après un pic à 2,40 euros début avril. Elle a toutefois reconnu « une légère augmentation sur l'essence ». Des demi-mesures qui ne règlent rien sur le fond.
Où trouver le carburant le moins cher ?
En attendant une véritable politique de souveraineté énergétique, les Français doivent se débrouiller. Pour identifier les tarifs les plus bas près de chez vous, consultez la carte des stations-service de l'Hexagone. Les sites coopératifs comme 0 commentaire Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à partager vos pensées!Commentaires
